Sécurité des patients

Tous les ans, des millions de Canadiens et de Canadiennes sont traités en toute sécurité dans les hôpitaux du Canada. La complexité croissante du secteur de la santé, qui a été engendrée par les nouvelles percées technologiques, la pénurie de plus en plus marquée en ressources humaines et de nouveaux protocoles de traitement contribuent toutefois à accroître les risques potentiels pour les patients. 

L’étude de marque sur les effets indésirables au Canada a conclu qu’approximativement 7,5 % des Canadiens et des Canadiennes hospitalisés seront atteints d’un « préjudice involontaire », d’une complication mortelle ou d’une invalidité ou qu’ils feront l’objet d’un séjour prolongé à l’hôpital directement attribuable aux soins qui leur sont prodigués, plutôt qu’à leur état de santé sous-jacent. Ce rapport, conjointement à quelques incidents critiques survenus au Canada et aux États-Unis à la fin des années 1990, a permis de dégager les répercussions potentielles des effets indésirables sur la prestation sans danger des soins, les coûts qui y sont associés dans les réseaux provinciaux de la santé au Canada et le fardeau des effets indésirables sur les Canadiens et les Canadiennes.  

Depuis, des organismes d’un bout à l’autre du Canada se penchent de plus près sur l’importance de :

  • créer une culture sûre, ouverte, juste et transparente, qui encourage la divulgation et la discussion des facteurs, dont les lacunes systémiques, ayant contribué à un incident;
  • disséminer de l’information à propos des effets indésirables, dont les endroits où des incidents se produisent, afin de réduire le risque qu’ils se reproduisent dans un autre établissement au Canada. 

L’Association canadienne des agences provinciales du cancer a créé le comité de l’innocuité des traitements systémiques, dont le rôle est de se pencher exclusivement sur l’amélioration de la prestation de la chimiothérapie au Canada. Les agences et les programmes de lutte contre le cancer d’un océan à l’autre ont donc rassemblé des chefs de file des milieux médicaux, infirmiers, pharmaceutiques et administratifs pour qu’ils se penchent sur quatre grands dossiers :

  • la recherche
  • les protocoles de prise en charge des surdoses
  • la déclaration des incidents critiques
  • les normes