Protocoles de prise en charge des surdoses

Approximativement une personne atteinte d’un cancer sur deux au Canada recevra de la chimiothérapie. Bien que ce traitement s’avère efficace pour combattre le cancer, une surdose peut provoquer des effets secondaires. Elle pourrait même s’avérer mortelle. L’utilisation de ces médicaments très nocifs doit donc être restreinte à des professionnels de la santé spécialement formés. Le milieu de la santé fourmille toutefois sans arrêt, et les médicaments administrés aux patients sont de plus en plus nombreux. Ces facteurs, tout comme bien d’autres, peuvent accroître le risque d’erreurs dans l’administration d’un médicament, dont l’administration accidentelle d’une surdose. 

L’Association, tout en travaillant avec des spécialistes des facteurs humains, des chercheurs et des cliniciens dans le but de réduire les risques d’administration accidentelle, s’efforce de divulguer de l’information portant sur la prise en charge des administrations accidentelles d’une surdose lorsqu’elles se produisent, bien qu’elles soient rares, de la manière la plus rapide et le plus accessible qui soit.

Ces travaux de collaboration ont pour objet d’offrir de l’information à jour aux professionnels de la santé qui travaillent dans des centres qui prodiguent des soins aux personnes atteintes d’un cancer, dans des hôpitaux, dans des salles d’urgence, dans des centres de prévention des empoisonnements ou au sein de la collectivité, et ce, dans un format qui leur permet de trouver rapidement et efficacement l’information dont ils ont besoin. 

L’Association travaille en collaboration avec les créateurs d’une base de données scientifiques à la fine pointe de la technologie, qui est couramment utilisée par les toxicologues et les centres de prévention des empoisonnements de l’ensemble de l’Amérique du Nord, pour élaborer des sommaires cliniques concis qui guident les cliniciens en cas de surdose accidentelle d’un médicament de chimiothérapie. Les protocoles sont tous revus par les membres d’un groupe d’experts composé d’oncologues médicaux et de pharmaciens en oncologie du Canada et des États-Unis.

La première série de protocoles de prise en charge des surdoses porte sur des médicaments :

  • qui sont couramment utilisés,
  • qui posent un risque potentiellement élevé en cas de surdose,
  • qui ont été administrés en quantité suffisante pour justifier le recours à un traitement de pointe ou à un traitement de sauvetage. 

 

Le fluorouracile, le médicament en cause dans l’incident de 2006, figure au nombre des médicaments de chimiothérapie de haut calibre qui font partie de cette première série de protocoles de prise en charge des surdoses.

Au printemps de 2011, de plus amples renseignements au sujet de l’accès aux protocoles seront publiés sur le site de l’Association.